A propos de l’auteur
Mardi 2 octobre 2007
Je m’appelle Renaud Guérin, 30 ans, ingénieur freelance expert des architectures web Linux ( CV ici ), et puis aussi… musicien.
Parisien depuis 5 ans, je suis originaire de Vouziers. J’ai vécu et étudié à Reims, Troyes, et Sophia-Antipolis, et voyagé dans pas mal d’endroits…
Ma vie tourne autour de deux grandes passions, qui alimentent ce blog : la production musicale, et les nouvelles technologies.
Computers…
On a eu le malheur de me mettre entre les mains un ordinateur vers l’âge de 8 ans, en 1986, et on dirait bien qu’ils n’ont plus voulu me quitter depuis…
Sur mon premier compagnon de route, le mythique Amstrad CPC puis sur l’Amiga, j’ai fait mes armes, les oreilles (déjà) remplies par la musique électronique des chiptunes. Suite logique, je me suis passionné pour la scène démo, ce petit monde underground artistico-geekesque, qui alliait prouesses techniques, et création graphique et musicale, qui avait ses codes, ses compétitions, ses groupes, ses tendances et même ses stars.
Puis en 1993, j’ai commencé à voir des « @’ et des « .com » apparaitre dans mes lectures numériques, et j’ai découvert Internet. A l’époque pour un ado (qui plus est en province), la seule clé de la caverne d’Ali Baba s’appelait « Minitel », grâce aux pionniers du 3616 ALTERN. C’était peu, mais déjà beaucoup : une adresse e-mail comme seul accès au reste du monde, en mode texte, à 1.2Kbps. On se sentait pourtant privilégiés, c’était grisant, on savait que ça allait tout changer, que ça allait exploser, et on avait à la fois envie de le garder pour nous et de le faire savoir…
Au même moment, j’ai traîné mes guêtres virtuelles sur les BBS, les ancêtres des forums internet actuels, où l’on se connectait avec un modem 28.8kbps à 2500 francs, et où on se prenait toujours 4000 F de facture téléphonique « appel national » les deux premiers mois.
A partir de là, je suppose que mes études et mon parcours professionnel coulent de source : presque exclusivement dans le monde de l’Internet et de ses technologies, sur lesquelles j’aime intervenir, discuter et conseiller.
Mon « camp » sur cet échiquier là (car c’est une guerre de positions vous savez, le monde de la high tech
) : celui de Linux d’abord, dès 1996, du monde de l’Internet et des standards ouverts, plutôt que de l’ancien monde propriétaire et cloisonné. Mais depuis 2004, rencontre avec Apple, qui apparait je pense comme une évidence à tous les geeks qui ont aussi un peu mûri. Pourquoi donc le Mac ? Une première réponse est dans « la citation », en haut à droite de chaque page de ce blog…
Music…
Mon autre facette, c’est en fait la seule chose qui enfant pouvait à coup sûr retirer mes doigts des touches AZERTY de mon Amstrad : les poser sur celles noires et blanches de mon premier synthé.
J’ai été biberonné à la musique classique, aux chiptunes, et surtout à Jean-Michel Jarre qui reste mon influence la plus profonde. Revolution : Overture, Equinoxe IV, et Souvenir de Chine me donneront toujours la chair de poule, celle de ces morceaux dont on connaît chaque seconde plus que par coeur, parce qu’ils vous parlent au plus intime de vous, vous définissent musicalement.
C’est donc assez naturellement que je me sens à l’aise dans l’explosion des musiques électroniques actuelles, qui s’est nourrie de tout cela, et notamment la trance qu’on pourrait définir rapidement comme « du Jarre qui se danse » C’est à dire, du rythme pour les pieds, et des mélodies pour le coeur.
J’aime aussi l’electro-house, le genre dominant dans les clubs français, que je suis de près notamment depuis ma rencontre avec l’un de ses meilleurs représentants, qui est aujourd’hui un ami.
En ce qui me concerne, comme tous ceux qui gravitaient autour de la demoscene, j’ai été biberonné aux chiptunes et fait mes premiers pas en composition sur les soundtrackers vers 1993. Je travaille aujourd’hui sur Mac avec Logic Pro et plusieurs synthés que je bichonne avec amour
Je suis perfectionniste, j’aime prendre mon temps dans ce que je fais musicalement, et faire si possible des choses qui durent. Je capture les idées le plus vite possible dès qu’elles arrivent, puis je les laisse reposer souvent plusieurs mois, avant d’en avoir d’autres, de les reprendre et de les produire vraiment pour en faire des morceaux.
Je ne veux pas (et ne saurais pas même si je le voulais) céder à cette mode des morceaux electro-house produits et signés en 4 heures, et qu’on aura oubliés dans 3 mois. Je l’ai parfois payé cher en manquant des opportunités sur le court terme, mais ça tombe bien, je ne suis pas dans cette optique
Renaud Guérin





