Google Maps a de l’humour
Vendredi 30 mars 2007Puisqu’on parlait de Google hier, pour ceux qui y ont encore accès vous pouvez aller voir cet itinéraire Paris-New York qui vaut de l’or (surtout l’étape 20). Bravo Google Maps ![]()
Puisqu’on parlait de Google hier, pour ceux qui y ont encore accès vous pouvez aller voir cet itinéraire Paris-New York qui vaut de l’or (surtout l’étape 20). Bravo Google Maps ![]()
Imaginez la scène: vous êtes un honnête employé d’une world company quelconque, et le matin en arrivant au bureau, vous tapotez sur Google pour chercher des renseignements professionnels (bravo), ou bien (honte à vous, vilain profiteur) pour trouver la meilleure recette de fondant au chocolat de la terre.
Mais ce matin là ça ne marche pas : la page reste désespérement blanche, le logo coloré de Google et sa zone de recherche magique ne veulent pas venir jusqu’à vous. Le fautif ? Peut-être le nouveau programme “d’incitation à l’utilisation de Live Search” de Microsoft .
Pardon ? Microsoft empêche les gens d’utiliser Google ?? C’est bien sûr plus subtil que cela, officiellement: Microsoft paie votre entreprise pour chaque recherche effectuée avec Live Search, sous forme de ristournes sur des logiciels, formations, services, etc.
Après, s’il se trouve que suite à ça, votre entreprise décide de bloquer l’accès à Google du bureau et vous demander d’utiliser Live Search à la place, ce n’est que pure et malencontreuse coïncidence fortuite
Bref, vive la libre concurrence, la confiance dans son produit qui gagne par ses seuls mérites, la saine compétition non biaisée, toussakoi… ![]()
Bruce Lehman affirme dans une conférence que nous serions entrés dans l’ère du “post-copyright” pour la musique et constate l’échec de la politique basée sur les DRMs et la répression de la copie. Il suggère qu’un nouveau modèle de revenus va émerger basé sur le sponsoring, les redevances versées par les industries utilisatrices de musique (webradios, FAI…), et par des fonds communs publics: un air déjà entendu chez nous…
Il constate que les adolescents ont perdu toute notion de respect du copyright, et il en fait porter une bonne part de responsabilité à l’industrie du disque, qui n’aurait pas su s’adapter au milieu des années 90 aux nouveaux modes de consommation numériques.
Vous allez me dire, encore une diatribe de plus d’un hippie bolchévique crasseux ultra d’Internet…
Eh bien pas vraiment, Bruce Lehman c’est même plutôt leur bête noire, l’adjoint de leur diable en personne : il n’est rien de moins que l’architecte du traité de l’OMC sur la propriété intellectuelle et de la loi DMCA de 1998 qui en découle ! C’est à dire l’équivalent de nos EUCD et DADVSI, qui traduisent ce traité en droit européen et français (avec même du zèle pour DADVSI)
J’ai toujours été partagé sur la licence globale pendant les débats de l’année dernière sur DADVSI. Je suis pour l’adaptation des modèles économiques existants à la nouvelle réalité technologique, et pas l’inverse, mais je trouvais cette mesure quand même un peu hardie et brutale, retirant à priori toute motivation d’acheter un disque. Certains ont pourtant fait le calcul et conclu que les artistes avaient plus à y gagner qu’à y perdre au final, à voir…
Si maintenant l’auteur du DMCA en personne s’y met et reconnaît l’échec de sa tentative de “ligne Maginot” numérique, je pense qu’il va quand même falloir se reposer la question à long terme…
Ah oui et puis, ce serait bien si en France, quand on refait en 2006 un débat ayant eu lieu en 1998 aux US, on pouvait un minimum tenir compte de leur retour d’expérience…
Pour ceux qui avaient déjà suivi la grande bataille du DMCA il y a 8 ans, les débats raz-des-paquerettes à l’assemblée nationale l’année dernière et l’incurie de la majorité des députés sur le sujet étaient vraiment déprimants.
Marrant, ce petit robot. Il a une caméra dans chaque oeil, un micro dans le museau, il suit des yeux son interlocuteur et surtout, il offre son corps dodu à la miousique !
C’est destiné à terme à être un jouet pour enfants. D’un point de vue geek je trouve ça archi cool, mais le but affiché des chercheurs est de donner l’illusion d’une présence humaine (ou du moins, vivante) qui exprime des émotions, regarde dans les yeux, etc.
Je ne sais pas trop quoi penser de ça, dans quelle mesure cette confusion entre une machine et un être vivant est-elle très saine à entretenir pour nos chères têtes blondes ? Un psy dans la salle ? ![]()
Je ne sais pas si je dois classer ça dans musique ou humour… on va dire les deux.
La musique, c’est le remix de Thomas Bangalter (moitié des Daft pour les vrais incultes, mais ça ne vous concerne pas chers lecteurs
) du nouveau track de DJ Mehdi, “Signatune”. Ce morceau est en train de méchamment cartonner partout, et c’est la preuve que la French Touch 1.0 n’a pas dit son dernier mot face à l’arrivée de la relève.
Le clip, réalisé par Romain Gavras à Lens, comment dire…. appuyez sur play là, ça vaut mieux qu’un long discours, je vous laisse savourer :
Bon c’est toute évidence inspiré de ce non moins cultissime reportage sur le phénomène tuning dans le beau département du 62, la preuve :
- la référence à la scène des pectoraux tatoués, qui ne s’invente pas!
- écoutez la musique qui passe à 10:20 dans le reportage, ça a pas dû les laisser indifférents
Ce qui est bien foutu, c’est la double lecture qu’on peut faire du clip: les concernés peuvent presque le prendre comme un hommage au premier degré, y a rien d’insultant dedans à vrai dire, puisqu’ils ne considèrent pas leur loisir comme totalement débile. Et donc Romain Gavras et toute l’équipe ont pu repartir sans se faire casser la gueule par la star pas commode du parking…
Les autres vont eux adorer le kitsch, le décalage irrésistible, et surtout l’auto-dérision énorme de Daft Punk à assumer et se mettre en scène comme fournisseurs officiels de décibels pour les concours de SPL pourris sur les places en brique rouge les jours de ciel gris ![]()
Logic c’est un des logiciels de création musicale majeurs, et c’est celui que j’utilise principalement. Il a une longue histoire qui remonte à l’époque où il s’appelait Notator sur Atari et où il ressemblait à ça. Depuis qu’Apple a racheté il y a quelques années son éditeur allemand Emagic, c’est un logiciel Mac uniquement.
Logic en est à sa version 7, sortie en octobre 2004. Il faut bien dire que si le logiciel tient la route grâce à ses solides capacités MIDI et à la foison d’effets et instruments virtuels livrés avec, côté ergonomie et fluidité d’utilisation il est resté bloqué dans les années 90 (pour être gentil), et complètement dépassé par exemple par l’excellent et novateur Ableton Live.
Même Pro Tools, la coûteuse référence des studios, à l’origine fait uniquement pour le mixage et le montage, offre maintenant tout ce qui est utile comme fonctions de création musicale, mais lui le fait toujours avec 2 fenêtres de travail là où Logic en a une bonne dizaine …
Bref c’est peu dire que les zikos attendent beaucoup d’Apple, LA boîte qui s’y connait en ergonomie, pour nous toiletter cette interface vieillotte dans la nouvelle version, tout en gardant tous les bons côtés du soft: fonctionner avec toutes les interfaces audios, offrir des tas de plug-ins d’excellente qualité et un “tout en un” pour le home studio.
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